Enfin arrivée! Je claquai la porte d'entrée avec fracas et m'accotai quelques instants sur celle-ci. Je fermai mes yeux fatigués de cette vie. Une autre journée de terminée! Il n'y en restait que trois mainteant. Encore trois gros jours d'école et le terrible secondaire ferait parti de mon passé. Fini! Fini! Je serais enfin libérée.
J'en avais plus qu'assez de cet endroit où règnait l'hypocrisie et la méchanceté. J'avais décidé de ne jamais me laisser convertir, alors je ne règnais pas vraiment comme plusieurs personnes. Je détestait carrément mon école privée. S'il y en avait qui était correct, la mienne était la pire de toutes. Il n'y avait que là-bas des enfants de personnes riches et célèbres. Tous des snobs et prétentieux!
Je laissai tomber mon sac à terre dans le hall. Annabelle me chicanerait sans doute pour ça tantôt, mais je m'en balançais. J'étais autant épuisée physiquement que mentalement. Tout ça grâce à Annabelle. ma belle-mère m'avait inscrite à l'unique école où seuls l'apparence et l'argent comptaient parce qu'elle voulait dompter mon caractère rebelle que j'avais hérité de ma mère... selon elle. Il n'avait pas manqué grand chose pour que je me retrouve dans un pensionat à l'autre bout de la terre. Une chance que mon père tenait encore un peu à moi à ce moment-là.
J'avais toujours eu une petit côté rebel chez moi. C'était incrusté très profondément dans mon système nerveux. Peut-être que je tenais vraiment ça de ma mère. Je ne savais tellement pas beaucoup de choses sur elle. Mon père en parlait pas beaucoup.
Je n'avais jamais vraiment supporté le fait qu'une autre femme (surtout comme Annabelle) prenne la place de ma mère, surtout une séductrice alcoolique. Elle avait tant imfluencé mon père. peu à peu, lui aussi s'était enfoncé là-dedans.
Je soupirai. ces six derniers mois avaient été l,enfer. L'entreprise à mon père commençait à mal fonctionner. Je sentais très bien que la faillite était proche. Malheureusement, même les snobs de mon école privée s'en étaient aussi rendue compte. Je n'avais jamais vraiment été populaire. Maintenant, j'étais «là» rejet. Partout où j'allais ce n'était que des injures et moqueries.
Quand je rentrais à la maison, j'avais le sentiment d'être délivrée. cependant avec Annabelle sur le dos, mon calvaire ne tardait jamais à recommencer. Je n'aimais même plus ma chambre à force de m'y enfermer. Elle me faisait trop penser à une prison.
Alison: Papa?
Depuis trois semaines, il était à la maison à tomber dans une dépression sans fin. Toute la journée, il ne faisait que boire et Annabelle ne faisait rien pour l'aider. Rien! Elle ne faisait que lui acheté davantage de bouteilles!
Alison: Papa? Je suis revenue!
Aucune réponse. J'allais voir à l'étage s'il dormait dans sa chambre. Personne. S'il ne dormait pas et qu'il n'était pas devant la télévision, où pouvait-il être?
Je descendis au sous-sol. Peut-être qu'il se sentait mieux et qu'il avait voulu faire quelque chos de ses mains. Je vus que la lumière de son atelier était allumée.
Alison: Papa? C'est moi Alison! Il ne reste que trois jours. Trois jours à cette école de...
Je me figea d'horreur. C'était impossible! Non! Ce ne pouvait pas être réel. Mon sang se glça sous ma peau affreusement pâle tout d'un coup. Je n'arrivai plus à réfléchir, à bouger. J'étais devenue une statue de marbre. Plus rien n'existait à part ce qui était devant moi.
Je ne sais plus comment j,avais fait, mais j'étais accôtée sur le mur en petite boule tout en fixant le corps qui se balançait doucement au rythme du souffle glacée de la mort qui rodait encore dans la pièce.
La temps passa. Je ne sais plus combien d'heures s'étaient écoulées. J'étais dans une sorte de transe. Mon père était là devant moi, mort, étouffé par la fauchause, suspendu à une poutre du plafond.
Une simple corde avair changé ma vie.
Une simple corde lui avait arranché la sienne.
Une simple m'avait enlevé à tout jamais mon père...